Partager l'article ! Cake caramélisé et stron d'poye: Je ne sais pas si c'est parce que les fêtes du 15 août en Outremeuse 2009 sont terminées. Et oui, l'enterrement ...
Le Stron d'poye
Le « «stron d'poye » est la traduction wallonne de « caca de poule ».
En fait, la recette est d'une simplicité extrême. Je l'ai reprise du livre de Robert Dedouaire « Mijotons à la Wallonne - 200 recettes wallonnes ».
La voici :
"Sur une tranche de pain gris beurré, mettez du sirop de poires et de la maquée."
Ce stron d'poye se déguste soit au moment du fromage soit comme encas ou p'tit dej.
Vous comprendrez immédiatement que ce qui saute aux yeux dans cette recette, c'est le mélange de la maquée (fromage frais) et de notre merveilleux sirop de Liège.
Je vous avais déjà proposé cette variante :
Crème brûlée à la maquée parfumée au citron
Meringue au sirop de Liège et loukoums
Croustilles à la farine brûlée de seigle
Le Pays de Herve est une succession de paysage de prairies, de vergers (pommiers et poiriers principalement). D'anciennes variétés de pommes et de poires telles que reinette d'escarpe, étoilée, sûre large mouche, Bergamote, Camberlain, Légipont, poire de tranche...)
Le Pays de Herve est un de nos fleurons gastronomiques car nous lui devons le fromage de Herve, son cidre si fruité ; la bière de l'Abbaye de Val-Dieu et ce monument gastronomique qu'est le sirop de Liège. Le sirop de Liège n'a pas la consistance d'un sirop d'érable et encore moins d'un sirop de grenadine mais plutôt celle d'un miel à tartiner ou d'une pâte chocolatée.
Il existait déjà au XVIIème siècle un réel souci de pouvoir manger les fruits produits dans la région toute l'année les fruits et ceci même les années médiocres.
Les fermiers produisaient, pour eux et pour leurs voisins, du sirop avec des poires et des pommes de leurs vergers. Via un processus d'une double cuisson et d'un pressage, le sirop naquit.
On peut distinguer au jour d'aujourd'hui deux grands types de fabrication : La fabrication artisanale et son pendant, la fabrication industrielle.
Subsistent encore quatre siroperies artisanales dans le Pays de Herve ainsi que deux siroperies industrielles.
Fabrication artisanale du sirop
L'agriculteur amène ses fruits à la siroperie qui les conserve par variété et par jour d'arrivée dans des « pallox », sorte de grandes caisses.
De grandes cuves en cuivre sont remplies de fruits. Les fruits préalablement nettoyés sont cuits avec la queue, la peau et la mouche pendant 10-12 heures à feux doux. Sur ces fruits, on place des
sacs de toile de jute afin de garder la chaleur à l'intérieur de la cuve.
La cuisson terminée, l'artisan entre en scène
La phase suivant la cuisson est le pressage. Les cuves de cuivre sont amenées auprès de la presse. L'artisan siropier transvase les fruits au moyen d'un seau. Dans la presse, entre chaque couche
de fruits (un couche = +/- 40 litres), il intercale un sac en toile de jute. La presse est ainsi remplie en couches successives de fruits cuits et de toile de jute. Ces sacs en toile de jute
servent à filtrer et à ne laisser passer que le jus qui est alors stocké dans une autre cuve. Le piston effectue une pression de plus ou moins 250 kg/cm2. La pulpe (mouche, queue et peau) reste
emprisonnée entre les sacs en toile de jute sert de nourriture pour le bétail.
Après le pressage, arrive la seconde cuisson qui est en fait une étape de raffinage. Le jus est recuit à haute température (120°c) afin de le concentrer.
Il s'agit de la phase délicate du processus. Petit à petit, le jus se concentre, s'épaissit, devient plus foncé et se transforme donc en sirop. L'artisan doit surveiller cette cuisson et mélanger
fréquemment afin que le fond n'accroche pas. Une minute de trop ou une minute trop peu sur le feu et le sirop est alors trop épais ou trop liquide.
Lorsque le sirop arrive à la concentration idéale, il est alors déversé dans un refroidisseur où il sera mélangé jusqu'à ce que la température redescende à 50°C. Il est alors mis en pots et est
laissé à refroidir sur des étagères. C'est seulement le lendemain matin que les pots recevront leur couvercle.
Le cycle de fabrication recommence donc tous les jours vers 14 heures par la cuisson des fruits.
Qualités de ce sirop artisanal
Il faut savoir que pour obtenir 1 kg de sirop, on
utilise 8 kg de fruits répartis en moyenne en 80% de poires et de 20% de pommes provenant d'arbres à hautes tiges du Pays de Herve qui ne peuvent en aucun cas être utilisé.
Le seul sucre utilisé dans la recette est celui contenu naturellement dans les fruits et le sirop artisanal ne contient aucun colorant et aucun produit conservateur
Pour les gastronomes
Ce sirop artisanal se conserve sans problème pendant plus de 10 ans dans un endroit sec.
De nombreuses recettes du terroir font appels au sirop de Liège. Je pourrais citer, les boulettes sauce chasseur, les carbonnades, le stron d'poye , les crêpes, etc,... Mais il a aussi sa place
avec un plateau de fromage, sur une tranche de pain beurrée etc...
Ce produit est tellement présent dans notre cuisine qu'on lui trouve toujours une petite place tant dans les préparations sucrées que dans les préparations salées. Nous l'utilisons aussi bien sur une tartine au petit déjeuner que dans une sauce pour accompagner un superbe foie gras.
Ahhh le sirop de liège ! Tu me fais rêver rien qu'à prononcer ce mot ! J'en cherche depuis des mois et des mois en vain ... ça a l'air d'etre un produit tellement fantastique ! Dommage qu'ici, dans ma petite Alsace, point de sirop de Liège ... arghhh ... mais je ne desespere pas d'en trouver un jour ^^
Est-ce que tu viens au salon du blog à Soissons ? Si oui, je peux t'en apporter !
Hmmm que cela semble bon . Nous attendons que vous venniez avec nos amis afin de nous préparer quelques bon mets..... Bisous de tes amis...
Je ne connais pas le maqué,mais grace à toi je sais ce que c'est.Bon week end.
Très joli , mais n'aurais-tu pas en réalisant ta recette abusé du pékêt , car au début de ton article tu dis "Je veux "PARKER"de celui de la maison Vanlaer" oui oui Philou t'y as goutté ......
Amitiés ,
Roland
bisous
Je pensais que les pleureuses n'existaient que dans les pays méditerranéens et ta vidéo me fait découvrir encore une coutume que je ne connaissais pas.
Sinon, pour ce qui est de ta recette, elle me semble en partant de ton cake superbement réfléchie dans la progression des ingrédients et j'aimerai bien goûter la tradition belge dans mon assiette!
bravo !!!!!!
Je découvre beaucoup de choses aujourd'hui, merci!!!
Anne
très jolie recette
bon vendredi
val
Philou,
Pourquoi prendre la mouche ainsi? Qui parle de critiques? Je donne simplement mon avis sur une sensation personelle. Si on doit se contenter à chaque fois de dire qu'on aime bien, à quoi bon encore laisser des commentaires alors. Tu n'aimes pas toujours non-plus ce que je fais et celà ne me choque aucunement! Les goûts et les couleurs.....
Par contre, j'ai effectivement marié l'abricot et la tomate, mais jamais de ma vie l'abricot et les câpres.
Au plaisir,
Mark
Il n'est pas question de prendre la mouche et encore moins de n'attendre que des commentaires flatteurs.
Si je laisse le droit à tous de faire des commentaires en bien ou en mal, je me réserve également le droit de réagir.
Réagis tu vraiment toujours bien face à la critique même si elle est constructive ? Je ne pense pas. Nous ne sommes pas si différents.
Bonne soirée
Autant ton cake tout seul me tentait bien, je suis à première vue moins fan de cette recette qui mélange la réglisse, la maquée, le sirop de Liège et le pèket. Je trouve qu'il y a un peu trop de goûts dans ce plat (et dire que c'est moi qui dis celà :) ). Par contre, j'avais tout compris dans le titre, moi!
La critique est aisée mais l'art est difficile.
Toutefois, permets moi de sourire à tes critiques, toi qui n'hésites pas à marier abricots et câpres ou champagne et tomates.
Bien à toi
Philou
Amitiès
Amitiés
Bises
Hélène